En ce moment

    22/02/2018

    Le conseil d’Etat maintient l’interdiction des compétitions de MMA en France

    Par Mathieu Molard

    Plusieurs fédérations de MMA ont attaqué devant le Conseil d’Etat l’arrêté du ministère des Sports visant à interdir les compétitions. La plus haute juridiction administrative a donné raison au gouvernement.

    Le 23 octobre 2016, le ministère des Sports publiait un arrêté interdisant les compétitions de MMA sans jamais citer le nom de la discipline. Trois recours distincts ont été déposés devant le Conseil d’Etat par différentes fédérations de MMA ou de Kempo (une discipline qui autorise également les frappes au sol), une chaîne de salles de sports centrées sur le MMA et plusieurs combattants. Le 16 février dernier, la plus haute juridiction administrative a tranché en faveur du ministère des Sports, considérant que l’arrêté était en tout point légal.

    Le MMA jugé dangereux

    « On contestait notamment la mise en danger de l’intégrité physique », détaille Mohamed Temmar, vice président de la Fédération de pankration et d’arts martiaux mixtes, l’un des organismes qui a porté le dossier devant le Conseil d’Etat. Un argument balayé par la juridiction administrative, ce qui indigne Mohamed Temmar :

    « Ils disent que le ministère a raison, sans donner de justification. En gros c’est comme ça et pas autrement, point final. »

    Un recours au niveau européen?

    Point final ? Peut-être pas. Mohamed Temmar envisage de porter plainte devant la Cour Européenne des droits de l’homme. Rappelons qu’au sein de l’Union Européenne, seul la Belgique et la France empêchent les compétitions de MMA, sans l’interdire explicitement, comme StreetPress le racontait ici.

    Cet article est à prix libre. Pour continuer la lecture, vous pouvez faire un don.

    StreetPress est un média indépendant qui repose sur les dons de ses lecteurs et lectrices. Pour bien finir l’année, aidez-nous à atteindre les 100 000 euros avant le 11 décembre. En savoir plus →

    Après déduction fiscale, un don de 30€ vous reviendra à 10€.

    Soutenir Streetpress Je fais un don
    mode payements
    Le journalisme de qualité coûte cher. Nous avons besoin de vous.

    Nous pensons que l’information doit être accessible à chacun, quel que soient ses moyens. C’est pourquoi StreetPress est et restera gratuit. Mais produire une information de qualité prend du temps et coûte cher. StreetPress, c'est une équipe de 13 journalistes permanents, auxquels s'ajoute plusieurs dizaines de pigistes, photographes et illustrateurs.
    Soutenez StreetPress, faites un don à partir de 1 euro 💪🙏

    Je soutiens StreetPress  
    mode payements

    NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER