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    04/04/2022

    Quand elles arrivent en ville

    « En rollers, les femmes se sentent plus fortes et moins vulnérables »

    Par StreetPress

    Elizabeth et Florian donnent tous les deux des cours de rollers et de skate en Seine-Saint-Denis avec la même idée : enrayer les stéréotypes autour des sports de glisse et dans l’espace public.

    En partenariat avec In Seine-Saint-Denis et le département de la Seine-Saint-Denis.

    « On est une association sportive engagée. » Elizabeth Medouni, 25 ans, utilise les sports de glisse pour enrayer les stéréotypes sexistes et les discriminations dans l’espace public. Il y a un an et demi, la jeune femme brune, toujours souriante, a lancé l’association Saint-Denis Rides avec une idée bien précise en tête :

    « On donne des cours d’initiation au skate et aux rollers, mais ce n’est pas juste un club de skate. C’est aussi un prétexte pour parler d’égalité et de citoyenneté. »

    Elisabeth voudrait inspirer les petites filles qui la croisent sur ses patins. Comme elle a, elle-même, était influencée plus tôt.

    Quand elle était petite, Elizabeth allait au skatepark à côté de chez elle pour regarder ses potes skater. Mais difficile de s’imaginer sur des patins. « Je crois que c’est parce que j’avais eu une éducation de petite fille », explique-t-elle :

    « C’est en regardant les vidéos de Michelle Steilen, une youtubeuse américaine, une grande skateuse, que j’ai finalement pu me projeter. La rue était comme un terrain de jeu pour elle. »

    « Le roller, c’est clairement un vecteur d’affirmation d’une identité féminine et c’est inclusif ! », confirme Florian Gravier. Lui opère un peu plus à l’est de la Seine-Saint-Denis, à Pantin, où il a installé l’entreprise Flaneurz, qui vend des patins à roulettes détachables. « Le roller derby ou le mouvement roller danse participent à démocratiser les sports de glisse. » Tout comme ses influenceuses sur les réseaux. Il cite notamment Oumi Janta, une Berlinoise suivie par presque un million d’abonnés, qui enchaîne avec aisance les chorégraphies sur patins.

    « En rollers, tu es libre »

    « Se déplacer en patins, c’est hyper grisant. » À côté de son entreprise, Florian a lui aussi lancé son association, Flaneurz Roller Skating Club de Pantin. Il poursuit :

    « Tu domines ton environnement. Ça donne confiance ! »

    Elizabeth Medouni abonde : « En rollers, en trottinette ou en skate, on est moins vulnérable dans la ville. On en connaît les recoins et on peut se déplacer d’un point A à un point B très facilement ». Avant de conclure :

    « Les sports de glisse sont un outil pour permettre aux femmes de s’émanciper. »


    Cet article a été réalisé en collaboration avec In Seine-Saint-Denis.

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